Lettre ouverte à ceux qui disent « Ce n’est pas ça la vie ! »
Voilà une phrase qu’on me sort souvent, quand j’essaie de prévoir de quoi sera fait le lendemain : « ce n’est pas ça, la vie ». Et croyez-moi, cette phrase, je ne l’ai pas entendue qu’une fois, ni d’une seule personne, je pense même que mon cerveau me la chuchote pernicieusement.
Nos actions d’aujourd’hui ne conditionnent-elles pas les réalités de demain ? Cela semble évident, même si les choix individuels ne reflètent pas forcément l’action collective. En ce sens, je rejoins parfaitement cette citation de Ghandi, souvent partagée en ce début d’année sur divers médias et réseaux sociaux : « sois le changement que tu veux voir dans le monde ».
Une ritournelle nauséabonde
Ces dernières semaines, les exemples dans ma vie d’enseignant ont été nombreux :
- Sur la nécessité de passer moins de temps à évaluer et à classer les élèves, pour passer plus de temps à apprendre, on me répond : « ce n’est pas ça la vie ! Au collège ils sont classés, ils doivent avoir le bac, dans l’entreprise ça sera le meilleur qui sera choisi ».
- Sur la nécessité de faire entrer des pratiques numériques d’apprentissage dans les familles, on me répond : « ce n’est pas ça la vie ! Les enfants ont d’autres choses à faire à la maison que de lire des documents sur des clés USB ou d’apprendre des leçons sur Internet…« .
Mais également dans ma vie personnelle :
- « Arrête d’être toujours optimiste, ce n’est pas ça la vie. Tout n’est pas si facile, il y a des problèmes ». Certes. Sauf qu’à trop mettre le nez dans les problèmes, on en devient incapable de trouver des solutions, ou d’au moins y croire.
- « La société va mal, les gens sont méchants. Croire en l’autre, ce n’est pas ça la vie ». Certes. Sauf que si on perçoit l’autre comme mauvais, on sera incapable d’y trouver une perle de bonté et d’améliorer la qualité relationnelle de notre société…
Croire, espérer… pour avancer !
Au Moyen-Age, le savant perse Rhazès, médecin et philosophe, a eu l’idée d’utiliser l’alcool et le mercure à des fin thérapeutiques. Aurait-il trouvé ces applications inattendues si on lui avait dit : « ce n’est pas ça la vie, l’alcool c’est néfaste, le mercure, c’est dangereux… » ?

Cette phrase « ce n’est pas ça, la vie », sous des allures de pragmatisme et de réalisme, tue dans l’oeuf toute possibilité d’innovation. Par essence, cette dernière vit de l’expérience, des essais et des erreurs. Si on part du principe que notre quotidien doit produire un futur identique au présent, alors la création, l’imagination, l’amélioration n’existent plus…
C’est donc avec un peu de retard que je nous souhaite pour 2012 la capacité d’aller au-delà de nos schémas actuels et d’oser changer. Qu’on puisse dire, avec passion et espoir : « ce sera peut-être ça la vie ! »
janvier 21, 2012 1 141 lectures 4 commentaires
Facebook, ce n’est pas « que » mal !
Depuis quelques semaines, c’est la mode de casser du sucre sur le dos de Facebook. Faut dire que ce n’est pas difficile : une compagnie qui ne fait pas de mystère sur l’utilisation de nos données personnelles à des fins commerciales, est certainement loin d’une société philanthropique ou d’un groupe humaniste désintéressé.
Alors, avant de jeter Facebook dans les flammes des enfers du Net, si on lui offrait une petite chance de salut ?
Facebook est un bon moyen de suivre, d’un coup d’oeil, les activités de ses connaissances
Avouez que ce n’est pas fréquent, y compris dans la vie réelle, d’avoir sous le même toit nos collègues, notre famille, des célébrités, des entreprises, des anciens amis, des connaissances virtuelles… Grâce à la page d’accueil de mon compte Facebook, je vois d’un coup d’oeil ce que veulent bien me dire tous ces contacts, sans obligation pour ma part de passer de longues heures au téléphone, ou d’écrire de fastidieux messages.
Cela ne signifie pas forcément un mélange des genres, mais simplement une veille sur plusieurs plans. Et la grande richesse de Facebook, c’est d’avoir justement une quantité d’inscrits qui permet cette multi-horizontalité. Et si j’arrive à jongler facilement entre ces divers horizons qui m’entourent, j’avoue que ça me fait sourire, sur mon propre mur, de voir se côtoyer des commentaires provenant de personnes d’âges et de mentalités bien diverses.

Facebook est un moyen de réagir, sans déranger
A vrai dire, c’est bien le but d’un réseau social. Certes, ça n’avance à rien de dire « j’aime » sur la mise à jour du statut d’un contact, mais ça montre qu’on est encore là, près de lui, prêt à la rencontre. Facebook réduit l’espace d’éloignement que le temps crée, et prépare à la future rencontre IRL (voire à la première rencontre).
Sans compter que certains commentaires deviennent de véritables forums d’idées. Je ne développerais pas ici l’intérêt des groupes, notamment sur leur nouvelle version, mais c’est la partie visible de l’iceberg de la communication.

Facebook est un moyen de se détendre
Cela paraîtra certainement très bête, et je ne parle même pas des jeux ou des quizz qui ne m’attirent vraiment pas, mais du simple surf sur les profils de mes connaissances : voir les petits mots de chacun, regarder les photos des dernières vacances, revoir avec émotion des vidéos du mois dernier… Il ne s’agit pas de voyeurisme, comme on en a souvent taxé les utilisateurs de Facebook, mais simplement d’un partage de moments de vie comme on peut le faire autour de la machine a café, autour du repas familial du dimanche, ou autour d’un verre au café du coin avec les voisins du quartier…

Facebook est un excellent moyen de gérer son identité numérique
Contrairement à ce qu’on voudrait nous faire croire, Facebook permet de gérer ce qu’on y met. Si on trouve une photo de moi, dansant nu sur la tombe de Claude François, ou qu’on prouve que j’étais en boîte de nuit pendant un arrêt maladie, ce n’est pas à Facebook qu’il faut s’en prendre, mais à ma propre bêtise !
Je ne peux, à ce propos, qu’approuver les entreprises qui tentent d’obtenir des informations sur leurs (futurs) employés, c’est le moyen idéal de connaître leur degré de bon sens. Je ne dis pas qu’il n’y a pas de bêtises sur mon mur Facebook, c’est pour cela aussi que j’aime m’y connecter, mais rien, je pense, qui ne puisse nuire à ma profession.

Alors c’est sûr, ouvrir un profil Facebook, ça impose de surveiller ce qu’on y met, et toujours garder à l’esprit que n’importe qui peut avoir vent de ce qu’on y a mis… Tout comme il faut prendre soin, dans la vraie vie, de ce qu’on peut dire sur d’autres, même à quelqu’un de confiance ! Les murs ont des oreilles, ça serait plutôt adapté aussi aux murs de Facebook.
N’y a-t-il donc pas de meilleure solution que d’être positifs, et d’appliquer ce petit adage que je répète souvent à mes élèves : de ton ami, dis du bien, de ton ennemi, ne dis rien !
Les conditions d’une utilisation saine
Comme je viens de le dire, la règle de base sur Facebook, c’est de se comporter comme on le ferait dans la vraie vie : choisir ce qu’on dit, tout en restant naturel, en ménageant la dimension sociale (les amis, ça s’entretient…).
Utiliser Facebook, ça s’apprend. Et si ce n’est pas fait au sein des familles, ça devrait peut-être l’être au sein de l’école (d’où mon expérience de l’utilisation de Twitter à l’école…). Gérer un profil, ce n’est pas comme écrire sur sa messagerie instantanée, ni comme rédiger son journal intime… même si ça peut y ressembler bigrement sur certains murs.
Il est nécessaire aussi de prendre quelques minutes pour régler au mieux les paramètres de confidentialités (notamment en utilisant des listes d’amis qui permettent d’afficher ou non certaines publications selon nos connaissances).

Ce qui me chiffonne, c’est que la majorité des articles qui traitent de Facebook le font en insistant sur les personnes qui gèrent mal ces derniers points. Alors, si on mettait aussi en avant les bienfaits de ce réseau social si fréquenté, plutôt que ses faiblesses ?
décembre 27, 2010 1 518 lectures 12 commentaires
Ma vision tendre des choses
Il y a quelques années, j’ai eu en classe le mot d’enfant le plus tendre possible à mes yeux, de la part de 2 élèves :
« on aimerait bien que tu sois notre papa ».
Cela avait été dit avec tellement de douceur et de sincérité dans le regard que je m’étais dit à l’époque que j’avais certainement réussi à établir, au cours de l’année, une relation de confiance et de bien-être dans ma classe, pour que des élèves puissent en arriver à se sentir avec moi comme en famille…
Or, ce matin, je parle de ce mot à l’un de mes contacts sur Twitter, qui me répond immédiatement :
« ralala … ces mamans qui utilisent leur enfant pour draguer le maître !!! ^^ »
Bigre, je n’avais jamais pensé à cette vision des choses. Dès lundi, je prends donc contact avec les (jolies) mamans concernées !

octobre 3, 2010 1 304 lectures 6 commentaires
Rouler en voiture, ça isole
Pour ceux qui me suivent ailleurs, vous savez peut-être que je me suis promené pendant 15 jours, à vélo et en famille, le long de la côte ouest française, du nord du Nord à l’ouest du sud de la Bretagne… Si, si, même qu’on donnait des nouvelles ici !

Ce fut l’occasion de remarquer qu’à vélo, on fait beaucoup plus de rencontres qu’en voiture. Je sais, c’est logique, mais c’est remarquable quand même : un individu qui s’arrête en voiture sur un parking touristique ne sera pas abordé par une personne du coin. Le même individu qui s’arrête en vélo, avec tout un équipement (des sacoches et un gilet jaune), ça attire les regards et la curiosité des habitués. Et bingo, les rencontres sont quasiment systématiques !
C’est ainsi que nous avons, avec plaisir, été abordés par beaucoup de gens qui nous ont parlé de leur petit coin de terre. Charmant !
Nous avons même poussé la réflexion un peu plus loin : lorsque nous croisions d’autres cyclistes sur la route, nous avions toujours droit à un petit signe de la main, ou à un « bonjour », réciproquement rendu bien-sûr. Nous nous faisions la remarque que c’était également le cas du monde des motards, des routiers, des randonneurs à pieds, et certainement des pilotes de ligne… mais que dans cette valse de gentillesses humaines, un seul faisait défaut : l’automobiliste !
Comment expliquer cette absence totale d’humanité au volant ? Il faut croire que le nombre trop important de véhicules limite la courtoisie ?
Je propose donc désormais de lancer une mode : faire un signe d’amitié à tous les véhicules que vous croisez, mais afin de ne pas avoir de crampes, uniquement aux véhicules identiques au vôtre.
C’est dit, désormais, je dirai bonjour à toutes les 206 rouges !
Signé : le fou du village.

août 5, 2010 1 349 lectures 8 commentaires
Faut pas pousser les filles dans les chicons
Pour la dernière semaine avant les vacances, les paroles amusantes ou mignonnes foisonnent, et j’oublie malheureusement de les noter.
J’en ai cependant retenu deux aujourd’hui :
Chloé : Monsieur, je n’aime pas les endives.
Moi (les yeux plein de délices) : Et aimes-tu les chicons ?
Chloé (polie) : ouuuuiiii !
Pour info, à Dunkerque, le chicon, c’est l’autre nom de l’endive !
Ce matin, Tom, 7 ans, me dit avec beaucoup de compassion :
- Tu sais, Monsieur, les filles c’est compliqué !
- Oh tu ne m’apprends rien mon cher Tom. Mais comment le sais-tu ?
- C’est mon frère qui me l’a dit !
Le frère a 11 ans. C’est beau comme ils sont lucides ces enfants
mars 30, 2010 2 078 lectures 10 commentaires
Règle numéro 3
Lorsque je commence l’année avec mes CP, j’annonce toujours des règles pour une année réussie. Et la règle n°3, c’est de « toujours mieux faire ». Je leur explique qu’on est en classe pour apprendre, mais que même si on est un champion, on peut toujours trouver quelque chose à améliorer.
A force de répéter cette règle, ça finit par devenir une habitude, même pour les bons élèves, de tendre vers l’excellence…
Cette semaine, je proposais dans le cahier d’écriture un entraînement pour l’écriture de la lettre « f » en cursive. Pas évident : la boucle qui monte va à 3 interlignes, celle qui descend à 2 seulement en dessous de la grosse ligne, et il ne faut pas louper sa boucle finale.
Or, en passant discrètement dans mes rangs autour de mes petits élèves très affairés, je remarque que Margaux, qui a déjà une très belle écriture, est en train de mettre en oeuvre ma règle n°3… avec sa propre règle (graduée) !
En effet, patiemment, après chaque boucle, elle pose sa règle sur son cahier pour faire descendre son crayon jusqu’à la boucle de bas ! Incroyable. Si ça tombe, je suis en train de les traumatiser, ces pauvres élèves…

J’ai regardé son petit cirque une dizaine de secondes, l’oeil amusé, puis lui ai fait comprendre qu’elle pouvait ranger sa règle et tracer ses lettres à la main.
A quand l’utilisation du compas pour tracer les boucles des o et des a ?
mars 14, 2010 1 838 lectures 10 commentaires
Revenons à nos moutons !
Hier, en classe, il n’était pas question en classe de bayer aux corneilles ou de dormir comme une marmotte. Les enfants devaient en effet écrire une recette magique, genre grimoire de sorcière, en complétant un texte à trous avec des propositions. De la bave de… Des plumes de… Une queue de… Une grosse patte de…
Bien-sûr, il y avait des pièges, car tous les animaux proposés n’avaient pas de plumes ou de queue. Il fallait donc être malin comme un singe !

En corrigeant les plus rapides, je renvoie à sa place ma petite Louane, qui avait écrit « des plumes de boa ».
- Un serpent n’a pas de plume, tu devrais le savoir.
(je ne suis pas peau de vache, je lui donne même l’erreur)
Une minute plus tard, une autre élève arrive avec la même erreur, puis une troisième !
Il fallait que je prenne le taureau par les cornes : je rappelle donc à toute la classe qu’il faut associer des choses possibles. Qu’un boa, par exemple, ça n’a pas de patte… ou qu’un crapaud, ça n’a pas de plume… Tout le monde acquiesce, comme si c’était une évidence.
Et pourtant, à mon bureau, les plumes de boa arrivent encore en masse ! Pas possible, ces élèves sont têtus comme des mules, ou ils veulent me faire devenir chèvre !
C’est là que je me suis rendu compte qu’un boa, pour mes p’tits dunkerquois, ça n’était pas un serpent, mais un foulard à plumes utilisé pour le carnaval ! Si j’avais eu une mémoire d’éléphant, je m’en serais souvenu, puisque ça m’était déjà arrivé il y a 2 ans…


mars 6, 2010 1 832 lectures 6 commentaires
Des élèves 2.0
Il y a quelques semaines, en classe, comme tous les matins, je pose la question « quoi de neuf ? » qui ouvre une dizaine de minutes consacrées à des petites découvertes de tout genre : le compte-rendu d’une visite, la présentation d’un tour de magie, un petit exposé sur un animal ou une partie du corps humain…
Généralement, les enfants apportent un livre, une revue ou une fiche pour illustrer leur « quoi-de-neuf ». Et ce jour-là, stupeur, ma petite Margaux arrive avec… une clé USB !
Elle y avait déposé une vidéo de son nouveau chaton, et voulait nous montrer à quel point il était joueur…
Heureusement que je suis équipé en classe : ça ne m’a posé aucun souci pour projeter le film sur écran, et Margaux a consciencieusement expliqué les détails de la vidéo… Je ne sais pas pourquoi, j’avais l’impression de vivre une page d’histoire de l’histoire de l’enseignement !
Le plus amusant (pour moi) fut cependant la suite :

Le lendemain, un autre élève arrive lui aussi avec une clé USB, en parlant vaguement de photos de son chien. C’est bien connu, les enfants s’imitent entre eux, je n’allais donc pas freiner son envie d’utiliser des moyens modernes.
J’allume donc mon écran, ouvre la clé USB et n’y trouve qu’un fichier PDF au nom saugrenu… Me disant que les photos y sont certainement intégrées, j’ouvre le fichier, et tombe sur une page blanche. Je descends un peu à la découverte des autres pages, et là stupeur, je tombe sur des explications documentées portant pour titre « la dysfonction érectile » !
Argh. Mon p’tit élève a dû emprunter la clé de son papa sans lui en parler ! Mais ouf, les explications ne comportaient pas d’images trop détaillées…
Vous imaginez bien que désormais, je contrôle le contenu de la clé avant de le projeter aux élèves !
mars 3, 2010 1 744 lectures 8 commentaires
CTRL + Z
Il m’arrive parfois en classe, de me trouver bête.
Déjà plusieurs fois les années précédentes, après une matinée un peu trop bruyante et ponctuée de bavardages, je me suis surpris, après avoir libéré mes élèves, à faire un long « chhhhhut » dans ma classe, alors que les cahiers et les cartables étaient bien silencieux sans les enfants !
Hier, j’ai eu un petit moment de solitude de ce genre.
J’avais noté au tableau, à la craie, quelques exemples pour travailler la notion de nom et de verbe dans la phrase. Des élèves étaient intervenus, et nous avions dégagé ensemble ces notions grammaticales.
Au retour de la récréation, j’efface naturellement mon tableau pour passer aux mathématiques. Et là, regrettant mon geste en pensant que les phrases écrites une demi-heure plus tôt auraient pu resservir pour mon affichage, j’ai eu, une fraction de seconde, le réflexe de chercher des doigts le bouton « annuler la dernière opération » en haut de mon tableau !
Ce bouton n’existait pas, bien-sûr, puisqu’il s’agit d’un classique tableau vert à la craie ! Serait-ce le signe que j’ai vraiment besoin d’un tableau numérique ?
Mais bigre, durant quelques instants, j’ai vraiment eu l’air bête, la brosse dans une main, et l’autre main à la recherche d’un menu imaginaire ! L’honneur est sauf, les élèves ne se sont rendus compte de rien…

On va mettre ça sur le compte de la fatigue d’une première semaine de classe. Que voulez-vous, on ne peut pas être parfait (ni modeste) tous les jours !
février 27, 2010 3 696 lectures 10 commentaires
Là haut, tout près d’Jean Bart…
Aujourd’hui, au tapis avec mes CP, je travaille sur les origines du Carnaval de Dunkerque et sur ses traditions. Certain de la culture de mes p’tits dunkerquois, je pose la question des origines : « Savez-vous pourquoi on fait Carnaval aujourd’hui » ?
- Pour faire la fête ?
Certes, dis-je, mais d’où vient cette fête, pourquoi des gens, il y a longtemps, ont commencé à faire la fête ?
Silence. Puis ma Louane se lance :
- Pour faire le fête avec Jésus ?
C’est bien connu, la vérité sort de la bouche des enfants. Non contents d’avoir déjà eu Saint Martin et Jean Bart, les dunkerquois peuvent maintenant se vanter d’avoir vu Jésus marcher sur la mer du Nord avec son chapeau à fleurs !
février 1, 2010 1 885 lectures 4 commentaires