Le blog d’un instit en week-end ou en vacances…
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Category — Réflexions

Une lumière derrière la vitre

Je viens, encore une fois, d’expérimenter un petit plaisir, et je me demandais si j’étais le seul à apprécier ce genre de lubie. Il faut que j’vous explique !

Lorsque je me promène les soirs d’automne, comme actuellement, j’aime beaucoup l’heure à laquelle le jour décroit. C’est à ce moment souvent que les gens rentrent chez eux, après une longue journée de travail, ou suite à un dimanche en famille. Derrière les vitres, peu à peu, s’allument des petites lampes de chevet, des télévisions, des éclairages muraux… Et cette vision, lorsque je suis dans le froid, l’obscurité et le silence du dehors, ça me donne une sensation de plaisir, comme le ferait un coucher de soleil ou un bon repas !

Oui, je sais, ça paraît idiot, mais s’il n’en tenait qu’à moi, je me poserais quelques minutes devant les vitres de ces maisons aux éclairages multiples, juste pour le plaisir de rêver quelques secondes. Je trouve en effet qu’une petite lampe intérieure, lorsqu’il fait froid et sombre à l’extérieur, ça donne une impression de chaleur et de bien-être. Et voir ces gens, qu’on ne connaît pas, discuter ou se reposer derrière les vitres plus ou moins voilées, ça donne l’envie d’être à leur place !

Le plaisir de l’envie, c’est pas mal, non ? Plutôt que d’appeler ça le remords de l’absence ! ^^

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Bon, évidemment, j’ai la chance d’avoir aussi un chez moi, et c’est donc très naturellement que dès que j’y rentre, j’allume des petites lampes partout. Ça n’est peut-être pas très bon pour la planète, mais c’est excellent pour le moral des passants !

novembre 8, 2009   3 104 lectures   6 commentaires

Je suis une bête immonde

Suite à la remarque étonnante de l’un de mes contacts sur Twitter, j’ai fait une découverte assez surprenante hier soir, qui allie mathématiques et mysticisme.

Mais au préalable, laissez-moi vous rappeler les origines d’un nombre, le 666, appelé aussi « nombre de la bête » ou « nombre de l’Homme ». Il s’agit d’une référence biblique, qui désigne ce nombre comme celui qui marque la seconde bête de l’Apocalypse. Au chapitre 13, verset 18, vous trouverez :

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Évidemment, ce verset a beaucoup fait parler, et un article de blog ne suffirait pas pour donner toutes les observations trouvées autour de ce fameux 666.

Ce qui me concerne est une conclusion purement mathématique, qui me lie directement à ce nombre.
Accrochez-vous !

Je prends la table de multiplication de 9, et j’y associe les lettres de l’alphabet :

  • A = 9 (1×9)
  • B = 18 (2×9)
  • C = 27 (2×9)
  • jusque Z = 234 (26×9)

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Très naturellement, j’additionne tous les nombres obtenus pour chaque lettre de mon prénom (JEAN-ROCH) :

  • J > 10×9 = 90
  • E > 5×9 = 45
  • A > 1×9 = 9
  • N > 14×9 = 126
  • R > 18×9 = 162
  • O > 15×9 = 135
  • C > 3×9 = 27
  • H > 8×9 = 72

Je vous le donne en mille. L’addition de ces nombres (90+45+9+126+162+135+27+72) donne pile 666 !

Bigre. Diantre. Me voilà donc lié inexorablement à ce nombre maudit. Avouez que la coïncidence est frappante, même si, comme me le faisait remarquer un ami, on pourrait trouver des coïncidences aussi remarquables avec n’importe quel nombre…

Ce qui me rassure (façon de parler) c’est que « Jean-Roch » n’est pas le seul prénom dont la somme des lettres donne 666. On compte parmi les autres remarquables LUCIFER (argh) ou encore JESUS, auxquels on peut ajouter quelques noms communs comme GUERRE, DESIRS ou ENVIES, et encore beaucoup d’autres expliquées ici.

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Concernant mon prénom, il va quand même falloir que je demande des comptes à mes parents, pour m’avoir affublé de ce chiffre qui me promet certainement un destin hors du commun (sans compter que j’ai bientôt 33 ans, l’âge de Christ, dont la somme des chiffres donne 6… Brrrrrr).

Si vous voulez connaître également votre lien hypothétique avec le nombre 666, allez donc le calculer vous-même ici.

[voix démoniaque ON] J’ai testé avec le nom de mes proches, je semble être le seul marqué du nombre de la bête ! [/voix démoniaque OFF].

octobre 18, 2009   3 646 lectures   33 commentaires

Leur grand-mère faisait-elle du catch ?

Comme chaque année dans les cours d’école, il y a des modes. Il y eut les osselets, les billes, les cordes, les toupies… puis plus récemment les cartes Pokémon ou les feuilles Diddle.

Depuis cette année, c’est la folie des cartes de catch (folie qui avait commencé l’an dernier). On trouve même des T-shirt, des trousses, des cartables… A croire que les retransmissions de matchs américains sur la TNT ont propulsé ce sport-spectacle au premier rang des intérêts des élèves.

A première vue, on aurait envie de s’en offusquer :

Le catch, c’est violent ! ça n’est pas pour les enfants… On va retrouver des bagarres dans les coins de la cour ! Y a déjà assez de violence comme ça pour ne pas en ajouter…

Et j’en passe.

Or, de façon étonnante, les enfants ne sont pas dupes. L’an dernier, l’un de mes élèves est venu faire un « quoi-de-neuf » sur ce thème, et sa première explication ressemblait aux avertissements qu’on voit au début des rediffusions : « surtout, vous ne devez pas faire ça chez vous, dans votre chambre ou dans votre salon ! ». Ou encore : « En vrai, ils ne se font pas mal, c’est juste du spectacle, mais il faut s’entraîner pour ça ».

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La chose qui m’a vraiment donné envie d’accepter cet attrait pour le catch auprès de mes propres élèves, ce fut lorsque ma vieille maman de plus de 80 ans m’apprit, il y a 2 jours, que dans sa jeunesse,  elle regardait en famille (ou assistait à) des matchs de catch, et qu’elle aimait beaucoup ça !
Quelques recherches m’ont montré que le catch était en effet une véritable passion en France dans les années 50 à 70 (voir par exemple ce message de forum).

Les générations se ressembleraient-elles plus qu’on ne le pense ?
Ce qui est certain, c’est que demain matin, je verrai les collections de cartes d’un autre œil !

octobre 11, 2009   2 419 lectures   9 commentaires

Une fuite de gaz nous évite (provisoirement) la fin du monde

Il faut que je vous raconte.
Il y a quelques semaines, exactement le 9 septembre, j’entends aux informations qu’une équipe de scientifiques a construit en Suisse une machine énorme, un accélérateur de particules géant, dont le rôle est de créer des expériences physiques amusantes.

On compte, parmi d’autres expériences, la création de micro trous noirs. Or, comble de l’affolement, certaines plaintes ont été déposées par des scientifiques très sérieux pour alerter la communauté internationale du danger que représente cette expérience ; la terre risquerait en effet d’être aspiré par le dit trou noir.fin du monde

Bon, je vous rassure, il paraît que ça n’est pas vrai, vu la faible puissance de ces trous générés, mais comme on est dans le domaine de l’expérimental, je reste persuadé que tout est possible…

Alors voilà, j’ai déjà dit « ouf » le jour de la mise en route en voyant que j’étais toujours là le soir-même. Et voilà que j’apprends aujourd’hui qu’une grosse fuite de gaz (accessoirement inexpliquée…) provoque en ce moment l’arrêt de cette machine infernale géniale.

Bref, si jamais notre existence est condamnée par des expériences scientifiques, nous avons au moins un répit de 2 mois, le temps de la réparation (plus d’infos).
C’est chouette, 2 mois, ça me laisse le temps de réfléchir à ce que j’aimerais faire pendant ce temps pour profiter de ma planète et de ce qu’elle contient !

Et vous, que feriez-vous en 2 mois ?

septembre 30, 2008   2 162 lectures   6 commentaires

53 minutes

Moi, se dit le petit prince, si j’avais cinquante-trois minutes à dépenser, je marcherais tout doucement vers une fontaine…

Pour ma part, ces 53 minutes, plusieurs fois par jour, égrainent le temps qu’il me reste à savourer mes vacances, et les occuper convenablement n’est pas aisé…

Aujourd’hui, j’aurais pu, ou j’aurais dû :
- finir de ranger les fiches de la dernière année scolaire ;
- préparer chaque cahier d’écriture pour la première journée de classe ;
- repasser la chemise et la cravate que j’aurai pour la rentrée ;
- finir ma progression (NDT : progression, n. f.,  jargon pédagogique, liste de choses à faire) en Musique ;
- mettre à jour le site de l’école pour la nouvelle année ;
- relire encore une fois les prénoms de mes élèves pour ne pas les nommer du nom de leur grand frère ou grande sœur…
- etc.

Et pourtant, ces 53 minutes, je les ai utilisées autrement : j’ai pris du temps pour moi, avec amis et famille. Marcher au soleil, tremper les pieds dans l’eau, faire craquer les coquillages sous mes pas, essuyer les grains de sables entre les orteils, rire, regarder les bateaux qui reviennent, le soleil qui s’éloigne… n’est-ce quand même pas plus savoureux que ce qu’on pense être l’essentiel ?

Je vous souhaite, en ces jours de rentrée où l’on court après de précieuses minutes, de regarder autour de vous ce qui est illusoire, mais agréable. Prenez-en le bénéfice, ne serait-ce que 53 minutes, et vous verrez, ça change le déroulement du temps !

Et non, faut pas croire tout ce que je raconte, je ne mets pas de cravate pour aller en classe.

août 30, 2008   2 980 lectures   9 commentaires

J’ai connu les premières DS !

J’ai souvent eu du respect pour mes « anciens » (parents, oncles, grands frères…) qui me racontaient qu’ils avaient connu les débuts de choses qui me semblaient avoir toujours existé : la télévision en couleurs, les premiers coups de téléphone, l’arrivée du micro-onde (ah, ça je m’en souviens presque…

Parfois je m’amuse à penser que dans quelques année, c’est moi qui pourrai me vanter :
- d’avoir appris à lire sur un des premiers ordinateurs, texte vert sur fond noir (TRS-80 de chez Tandy pour les connaisseurs) ;
- d’avoir vécu la naissance d’internet, à l’époque où personne ne savait ce que voulait dire we-we-we (WWW) ;
- d’avoir connu des MacDo où le « drive » n’existait pas ;
- d’avoir passé des coups de téléphone d’une cabine où il fallait mettre des pièces ;
- d’avoir écouté Chantal Goya grâce à un mange-disque orange (ça, vous pouvez le garder pour vous…).

Et j’en passe !

Si mon titre parle de la DS, c’est à cause d’un élève un jour qui m’a sorti qu’il avait chez lui une DS (ne vous l’ai-je pas déjà raconté ? Désolé si je radote).
J’étais assez étonné de savoir que ses parents possédaient cette Citroën utilisée par mes propres parents, avant même que j’existe ! Et quel ne fut pas mon étonnement lorsque la moitié de mes garçons enchaînèrent en disant : « ah oui, moi aussi j’ai une DS… », « moi, j’en ai 2″.
Là, je compris que j’avais déjà un train de retard, et que j’avais aussi connu les premières consoles de jeu !
:-)

Bon, ce qui me rassure, c’est que je n’ai pas connu les ouvreuses au cinéma.
Et vous, quel a été votre premier ou votre première le plus marquant ?

août 12, 2008   2 551 lectures   11 commentaires

Ma théorie sur le trou du réservoir d’essence

Aujourd’hui, j’ai décidé de vous parler d’un sujet grave : le trou du réservoir d’essence.

Avez-vous remarqué comme certaines personnes, à la station essence, font la queue pour pouvoir se servir du côté correspondant au placement de leur réservoir sur leur véhicule ? Parfois même, la place est libre, mais non, rien à faire, les gens attendent pour être placé le pistolet le plus près de leur réservoir.

Eh bien moi, toujours à l’affut d’aventure, j’ai testé le changement le sens. Mon trou de réservoir étant sur la droite, j’ai pris le risque de me garer à gauche (faut dire qu’il y avait 2 voitures à droite, et aucune sur la gauche, ça m’a aidé à franchir ce pas dangereux).
A partir de là, vous imaginez bien le manège, après avoir enfilé ma carte, composé mon code et décroché le pistolet : je déroule, je déroule, je déroule… pour accéder à mon réservoir de l’autre côté du véhicule.

Et là, oh magie, je me suis rendu compte d’une évidence : on est bien mieux placé à l’opposé de la pompe, que contre la pompe. En effet, avez-vous remarqué, lorsqu’on est du côté du trou, comme il est difficile de regarder les chiffres qui défilent pour savoir combien de temps on va encore devoir presser le pistolet ? Et comme on doit se tordre le cou pour tenter d’atteindre les 50€ pile (et d’ailleurs, qu’on arrive toujours à le dépasser de 1 ou 2 centimes…).
Alors qu’à l’opposé de la pompe, quel confort ! Devant vous, les chiffres défilent, et même avec le pire des torticolis, aucun problème pour admirer le spectacle (bon, j’exagère un peu, y’a mieux comme spectacle que le décompte mécanique de votre compte en banque…).

Bref, désormais, à chaque fois que j’arrive à une station-essence, je m’amuse beaucoup à prendre le côté qu’on éviterait a priori… et je souris encore plus en pensant à tous les gens dans leur voiture qui doivent penser : « il est idiot, celui-là, de se mettre si loin de son trou ! ». Mais non, mesdames et messieurs, pas idiot, juste astucieux !

La seule chose que j’espère, c’est que tous ceux qui lisent mon blog ne vont pas faire leur plein dans la même station-essence que moi, sinon, je pourrais dire adieu à ma place préférée !

février 17, 2008   1 972 lectures   8 commentaires